Chroniques 2017·Fantastique·Pumpkin Autumn Challenge 2017

Comme un conte…

commeunconte

Résumé :

Tara n’avait pas seize ans lorsqu’elle a disparu sans laisser de trace. Son corps n’a jamais été retrouvé, mais dans sa famille, on a fini par se faire à l’idée qu’on ne la reverrait plus. Pourtant, vingt ans plus tard, le soir de Noël, on frappe trois coups à la porte de ses parents.
Tara se tient sur le seuil. Une Tara fatiguée, sale, échevelée… mais qui n’a pas vieilli d’une ride. Elle explique sa longue absence par l’appel du voyage, mais les incohérences de son récit laissent son frère et son ancien compagnon sceptiques. La vérité qu’elle finit par leur avouer semble plus incroyable encore : elle aurait été enlevée par des fées… Entre amnésie et aliénation, à quel point le fantasme se mêle-t-il à la réalité ?

Auteur : Graham Joyce
Editions : Gallimard
Collection : Folio SF
Parution : 02/03/2017 (sortie poche)
Pages : 384
ISBN : 2070468771
Remarque : J’ai lu l’édition poche de chez Gallimard dans la collection folio SF mais la couverture de Bragelonne était plus belle, c’est donc celle que j’ai utilisée pour l’article.

Encore un livre lu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge !

Avec celui-ci le sous-menu Légendes d’ici et d’ailleurs est validé.

C’était pour moi une première incursion dans l’oeuvre de Graham Joyce et ce ne sera pas la dernière. Pour autant, cette lecture n’est pas un coup de coeur, j’ai passé un bon moment mais sans plus et cela pour plusieurs raisons.

Déjà, j’ai mis un peu de temps avant de rentrer dans l’histoire, la plume de l’auteur était plutôt agréable mais j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages et à rentrer dans leur vie. Je suis restée assez peu réceptive au personnage de Tara et je n’ai pas forcément apprécié la vision de l’auteur du petit peuple – décrit comme une communauté un peu hippie, composée d’êtres coppulant à longueur de journée – on sort un peu de la féérie dont le roman est par ailleurs empreint.

Les deux seuls personnages qui m’ont vraiment plu sont celui de l’ancien petit ami de Tara : Richie, très attachant, et surtout celui du psy, complètement excentrique :

Je fume. Ça vous pose un problème ?
— Non, répondit Peter.
— Pas vraiment, renchérit Tara.
— C’est bien, parce que si ça vous pose un problème, je ne peux pas vous voir. Je ne fume pas, je ne vois pas. On ne peut plus fumer nulle part, de nos jours. C’est pour cela que j’ai fini par céder et installer mon cabinet chez moi. On peut foncer en voiture tant qu’on veut, ça oui, au risque d’assassiner un millier d’enfants par an, mais on ne peut pas fumer de peur qu’ils avalent une petite bouffée de tabac. Non mais qu’est-ce que c’est que ce pays ?

Il prend assez vite de l’importance et dès le tiers du livre devient l’une des nombreuses voix qui racontent dans le roman (tels que Tara, son ancien petit ami, son frère ou encore son neveu).

Et cette multiplicité de narrateurs et de points de vue ainsi que l’atmosphère étrange et les mystères planant autour de Tara m’ont vraiment plu et m’ont tenu en haleine jusqu’à la dernière page.

Dit-elle la vérité? Y-a-t-il autre chose derrière son histoire? ces questions sont en grande partie dues aux chapitres du point de vue du psy. Après chaque pan de l’histoire de Tara, on retrouve un chapitre interprétatif, où les explications du psy – du comportement et du récit de Tara – apportent un autre point de vue. Il lie certaines descriptions des comportements, des traditions des fées avec l’intimité de Tara, son identité, sa sexualité, le passage à l’âge adulte, l’amour, les décrivant comme des allégories dont elle se servirait bien malgré elle et qui remplaceraient une réalité trop dure à accepter.

Tout cela expliquerait l’amnésie de Tara et la construction de son récit. Chaque fois que l’on pense traverser le voile du réel et toucher au fantastique et à une autre vérité, le réel se rappelle à nous par la voix du psy.

Dès le début j’ai pris le parti de croire Tara et chaque fois que je terminais un chapitre du psy, je me disais : en effet tout peut s’expliquer autrement …et ça c’est vraiment génial, d’avoir le cerveau sens dessus dessous et de tourner les pages pour avoir le fin mot de l’histoire. Et jusqu’à la fin on a plusieurs façons d’appréhender le mystère que représente Tara.

Je terminerai en précisant que le roman est bourrée de références à la faërie, que ce soit au travers des citations ouvrant les chapitres ou au travers des noms des personnages et des lieux. Tout bon amateur de légendes et de contes de fées appréciera certainement ce roman…

Et vous qu’en avez vous pensé?

 

5 commentaires sur “Comme un conte…

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